1. Avoir une visibilité en temps réel sur les présences et les absences
Pour réagir efficacement à une absence, encore faut-il disposer d’une information fiable. Les RH et les managers doivent pouvoir savoir facilement quelles personnes sont disponibles, quels congés ou absences sont déjà prévus, quels postes doivent être couverts et quelles ressources peuvent potentiellement prendre le relais.
Cette visibilité évite de multiplier les échanges pour retrouver une information et facilite les ajustements de planning. Elle devient particulièrement importante lorsque plusieurs équipes, ateliers ou sites doivent être coordonnés. Une solution de Gestion des Temps et des Activités (GTA) permet notamment de centraliser les informations liées aux temps de travail, aux absences, aux plannings, aux compteurs et aux activités.
2. Anticiper les absences et les variations d’activité
Toutes les absences ne peuvent pas être anticipées. Mais certaines sont connues suffisamment à l’avance pour permettre de préparer leur impact sur l’organisation. Congés, formations ou autres absences prévisionnelles peuvent être intégrés au planning afin d'identifier les périodes où les effectifs risquent d’être insuffisants. Mais l’anticipation des besoins ne doit pas s’arrêter aux absences.
Dans l’industrie, les besoins en personnel évoluent également en fonction :
- des volumes de production ;
- de la saisonnalité ;
- des périodes de forte activité ;
- des prévisions de charge ;
- des variations de la demande ;
- des évolutions de l’organisation.
C’est précisément l’un des objectifs du Workforce Management : rapprocher les besoins de l’activité des ressources disponibles pour mieux anticiper et dimensionner les effectifs. Cette approche permet de passer d’une gestion principalement réactive des absences à une gestion plus prévisionnelle des effectifs.
3. Identifier les postes critiques et les compétences nécessaires
Toutes les absences n’ont pas le même impact. L’absence d’un collaborateur sur un poste facilement interchangeable ne présente pas les mêmes contraintes que celle d’une personne possédant une compétence, une certification ou une habilitation spécifique.
Il est donc utile de cartographier les compétences disponibles et d’identifier les postes nécessitant des qualifications particulières, les collaborateurs capables d’occuper plusieurs postes, les postes pour lesquels une seule personne possède le savoir-faire nécessaire ou les besoins de montée en compétences ou de polyvalence. L’objectif est simple : savoir quelles ressources peuvent réellement être mobilisées lorsqu’une absence survient.
4. Croiser les données RH avec les données métier
La gestion des effectifs ne peut pas être dissociée de l’activité de l’entreprise. Une équipe peut disposer de suffisamment de collaborateurs sur le papier, mais être en sous-effectif si la charge de travail augmente fortement. À l’inverse, une période de faible activité peut nécessiter moins de ressources.
C’est pourquoi la planification des effectifs doit pouvoir s’appuyer sur les données métiers de l’entreprise, notamment pour déterminer le nombre de personnes nécessaires pour réaliser les tâches, le temps de disponibilité des équipes et les équivalents temps plein nécessaires. Il doit également tenir compte des compétences et de la polyvalence.
5. Prévoir des solutions de remplacement et d’ajustement
Même avec une bonne anticipation, certaines absences resteront imprévues. L’entreprise doit donc également être capable de réagir rapidement. Plusieurs solutions peuvent être envisagées selon l’organisation : permutation entre collaborateurs, mobilité entre services, réaffectation sur un autre poste ou recours à un pool de remplacement. L’important est de ne pas devoir repartir de zéro à chaque absence. Lorsque les compétences, les disponibilités et les possibilités de remplacement sont identifiées, les managers peuvent prendre une décision plus rapidement et ajuster le planning en conséquence.
Comment un logiciel de GTA peut-il faciliter la gestion des absences dans l’industrie ?